
Mardi 14 mars Nous quittons Bagan pour la région du lac Inlé à 9h10, toujours en avion. Arrivé à Heho, on se rend tout de suite au marché local très coloré. Beaucoup de monde, chaotique, poussiéreux... On y voit de nombreux Pa-O, l’ethnie qui porte des habits sombres et une serviette colorée sur la tête. On reprend la route direction Nyaungshwe, on s’arrête dans un tea-shop afin de se dépoussiérer la gorge. Nous arrivons et nous embarquons sur un bateau qui va nous emmener à notre hôtel situé sur le lac, le Paramount Inle Ressort. Après avoir déposé nos bagages, on se rend au très touristique monastère des chats sauteurs, situé à 2 coups de pagaie de notre hôtel. Les chats n’ont pas l’air très motivé à sauter... ![]() Mercredi 15 mars Lever vers 7h00, j’en profite pour monter sur la tour d’observation de l’hôtel afin d’observer le début de journée sur le lac, comme le passage des fameux pêcheurs Intha. Après le petit-déjeuner nous embarquons sur un bateau long et étroit pouvant contenir 5 personnes (des touristes, car des birmans pourraient embarquer à 25 au moins On se rend tout d’abord au village d’Indein. Le long du canal qui mène au village, de nombreux buffles se rafraîchissent dans l’eau. Beaucoup d’activités au village aussi, mais cette fois c’est les enfants qui jouent dans l’eau pendant que les femmes s’occupent d’autres tâches moins amusantes. Sur une petite colline, il y a des centaines de stupas érodés par le temps qui ont pour l’instant échappé à la restauration, c’est la pagode Shwe Inn Thein. L’après-midi, nous allons visiter un atelier de tissage de la soie puis un atelier d’argenterie, il y a beaucoup d’artisanat au lac Inlé. ![]() Jeudi 16 mars Tôt le matin, je vais observer le lever du soleil depuis la tour d’observation de l’hôtel. Le panorama est splendide. Les paisibles pêcheurs Inthas rament tranquillement au milieu des bruyants bateaux à moteur. Combien de temps vont-ils encore subsister avant qu’ils ne deviennent qu’une attraction touristique ? Après le petit-déjeuner, nous partons pour Sagar, située tout au sud du lac à env. 2h des hôtels sur pilotis. Cette zone située en territoire Pa-O ne s’est ouverte qu’en 2003 aux étrangers. En chemin, nous croisons une femme qui récolte des jacinthes d’eau sur le lac, nous traversons des villages sur pilotis et nous voyons un fameux pêcheur dans ses œuvres… Le spectacle est partout. On continue notre balade vers le sud du lac puis on s’arrête au marché où il y a beaucoup d’activités. Le coiffeur s’occupe d’un petit gars, le forgeron fabrique des outils. Il n’y a quasiment aucun touriste dans cette partie sud du lac, assez éloignée. Nous allons visiter le village où nous verrons des artisans potiers à l’œuvre. On reprend le bateau pour Sagar, le soleil tape fort ! Après avoir mangé dans le seul restaurant du coin, nous arrivons à Sagar. On y trouve un monastère, de vieux stupas envahis par les eaux, quelques villageois... Et pas grand-chose d’autres ! Ici, pas (encore) d’échoppes avec de jeunes vendeurs disants « C’est pas cher, c’est local ! » Une villageoise de 39 ans nous présente fièrement son 6e enfant, un bébé de 7 jours bien emmailloté. Les frangipaniers répandent une bonne odeur dans l’air. Il est 16h et c’est déjà l’heure de rentrer car le trajet dure 3h jusqu’à Naungshwe, la ville tout au nord du lac où l’on doit passer la nuit. Belle lumière pour le retour, les couleurs sont magiques... Le soleil se couche avant notre arrivé. ![]() Vendredi 17 mars Nous partons vers 9h00 pour le site de Kakku dans une région peuplée par les Pa-O. Tout comme Sagar, un guide Pa-O est obligatoire. Il faut env. 2h30 pour atteindre Kakku en voiture depuis Naungshwe. A l’entrée de Nyaugshwe, on s’arrête au Kyaung Shwe Yaunghwe, vieux monastère aux inhabituelles fenêtres ovales. Après avoir traversé Taunggyi, la capitale de l’état Shan, nous traversons de beaux paysages avec des arbres en fleurs et de nombreuses cultures, comme l’ail. Nous arrivons à Kakku et nous nous ravitaillons au seul restaurant du coin, puis nous visitons le site qui abriterait plus de 2000 stupas qui forment des rangées bien dessinées.. Il faut à peine 1 heure pour compter les 2000 stupas. C’est dommage que le site ne soit pas plus fréquenté par les Pa-O. Par contre, il n’y a aucun touriste. Ce n’est peut-être pas la bonne heure... On reprend la route pour retourner à Nyaungshwe. En route, on s’arrête dans un village Pa-O lui aussi plutôt désert, les villageois travaillent dans les champs. On croisera aussi un p’tit gars sympa qui s’amuse à répéter les mots français comme « bonzour » (bonjour) et « auwoir » (au revoir). Nous partageons le thé avec quelques villageois âgés dans leur maison typique sans fenêtre. ![]() Agrandir la carte |
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